Un statut et de nouvelles missions pour les AESH : 20% de fonctionnarisés et 100% de mépris !

Le mercredi 20 mai 2026, un groupe de travail « AESH » a eu lieu au ministère de l’Éducation nationale. 

Ce que le ministère a mis sur la table ce matin-là mérite d’être dit sans détour car c’est une provocation !

Sur les quelques 140 000 AESH qui font tourner l’école inclusive chaque jour, le gouvernement n’envisage de titulariser que 20 % d’entre eux : les AESH référents. Ils seraient titularisés dans un nouveau corps d’ « assistants d’accessibilité », fonctionnaires de catégorie B à temps plein (1 607 h/an). L’entrée dans ce corps se ferait par concours. 

Pour les 80 % restants ? Le rapport est cynique : « maintien d’AESH contractuels pour exercer la mission d’accompagnement des élèves en situation de handicap afin de maintenir un recrutement au fil de l’eau. » Autrement dit : toujours à temps partiel imposé, toujours sous-payés, toujours précaires !

On ne fonctionnarise pas une catégorie de personnels à la tête du client. Soit, on reconnaît le métier d’AESH dans son ensemble, soit, on ne le reconnaît pas ! Le SNUDI FO refuse cette logique de tri !

Une transformation du métier 

Derrière la question du statut se cache une remise en cause bien plus profonde du métier lui-même. Ce rapport s’inscrit dans l’acte 2 de l’École inclusive, combattu par FO. Son objectif est clair : davantage d’« accessibilité » et moins de « compensation ».

Concrètement, les 20 % titularisés ne seraient plus des accompagnants d’élèves au sens plein du terme. Leurs missions seraient redéfinies autour du « service à la classe », de la gestion du matériel adapté, de l’encadrement des autres AESH et de la formation. Une nouvelle strate hiérarchique est même prévue : le « conseiller principal accessibilité (CPA) », avec autorité fonctionnelle sur les AESH, les personnels RASED, les formateurs et les ERSEH.

Lire le communiqué FO