Depuis le printemps, le dossier du statut des AESH n’a cessé de rebondir — sans qu’aucune avancée réelle ne se dessine pour l’immense majorité de la profession.
Rappel des faits : Début janvier 2026 déjà, le Sénat rejetait une proposition de loi socialiste qui aurait ouvert aux AESH un statut de fonctionnaire de catégorie B à temps plein. Un revers, avec l’appui du gouvernement et de la droite sénatoriale.
Le ministère a ensuite ouvert, le 20 mai, un groupe de travail censé répondre à cette demande de statut portée depuis des années par la profession. Le résultat est tombé : sur 140 000 AESH, seuls 20 % — les « AESH référents » — seraient titularisés, dans un nouveau corps de catégorie B baptisé « assistants d’accessibilité ». Pour les 80 % restants, le texte ministériel est cash : maintien de contrats précaires « afin de maintenir un recrutement au fil de l’eau ».
Un tri que le SNUDI-FO refuse.
On ne fonctionnarise pas une profession à la tête du client. Et derrière ce tri se cache une transformation plus large du métier : les 20 % titularisés glisseraient vers des missions de « service à la classe », de gestion du matériel et d’encadrement d’autres AESH, sous l’autorité d’un nouveau « conseiller principal accessibilité ». De moins en moins d’accompagnement direct des élèves, de plus en plus de hiérarchie.
La colère est descendue dans la rue. Le 9 juin, entre 300 et 400 AESH ont manifesté à Paris à l’appel d’une intersyndicale, aux cris de « un vrai salaire, un vrai statut ». Ce jour-là, 3,85 % des AESH étaient en grève selon les chiffres du ministère lui-même. Des réunions ministérielles se sont poursuivies depuis, sans qu’aucun engagement concret ne vienne répondre aux 80 % laissés sur le bord de la route.
Et maintenant ? Rien n’est acté, tout reste à construire. C’est le sens de la réunion que le SNUDI-FO 83 organise pour l’ensemble des AESH du département :
Mardi 6 octobre 2026, de 13h30 à 16h30 à l’UD FO de Toulon, 12 place Armand Vallée.
Droits, conditions de travail, statut, et surtout : comment nous organiser collectivement pour faire aboutir nos revendications. Une réunion ouverte à toutes et tous, syndiqué·es ou non — venez nombreuses et nombreux.